29 septembre 2010
Hadj et tirage au sort : un procédé pas équitable du tout
Depuis bientôt six ans, le Maroc avait mis en place un système de tirage
au sort pour départager chaque année les candidats au Hadj. Le nombre
de pèlerins (quelques milliers), est décidé par les autorités
saoudiennes à l'aide d'une formule basée sur la population marocaine.
Le
ministre des affaires islamiques et des habous avait indiqué dès la
mise en place de ce système de tirage au sort, que ce dernier était
devenu nécessaire étant donné qu'un nombre toujours plus important de
citoyens souhaitent effectuer le pèlerinage.
Les agences de
voyage sont autorisées à participer à ce tirage au sort pour le compte
de leurs clients. En 2007, 10000 places leurs avaient été attribuées.
"Avec ce système, il y a beaucoup d'équité pour les citoyens", explique le ministre.
Mais
bien que ce procédé puisse paraître équitable, il peut occasionner de
grandes frustrations chez ceux qui n'ont pu satisfaire leur rêve. "Cela fait trois ans que je postule, sans succès", explique Barakat Mustapha, 56 ans, à Magharebia. "Je suis déprimé. Il faut trouver une solution. Je veux de tout mon cœur visiter les lieux saints."
Source
Mo point de vue :
Je pense que ce procédé de tirage au sort est tout sauf équitable :
1-
D'abord, il existe bien évidemment des passe-droits, des personnes
dispensées de tirage au sort. On estime que le tiers des pèlerins sont
des neveux de l'oncle de la tante du père des voisins
2- Ce
système s'applique même si une personne a déjà effectué son Hadj. Il
aurait pu être équitable si la ou les mêmes personnes s'abstenaient ou
étaient juridiquement contraintes à s'abstenir de postuler à une
deuxième voire une dixième fois pour le tirage au sort, mais certains
pèlerins fortunés (aux deux sens du termes) pourraient faire perdre leur
chance d'accomplir le cinquième pilier de l'Islam à d'autres candidats au Hadj issus de couches défavorisées, ayant souvent amassé l'argent pour le
Hadj pendant un laps de temps assez étendu à un prix assez lourd.
02 septembre 2010
"Cool" Ramadan
"Cool" Ramdan, pour cet été!
Le je-m’en-foutisme est-il normal ? Est-il bénéfique? Pour qui ? Pour quoi ? Dans quel but ?
Le fait de n'avoir rien à cirer du respect du au jeuneurs pendant la journée est-il une liberté ? Un droit ? Une obligation ?
Pourquoi ce besoin pressant d'ameuter la presse étrangère et de se donner en spectacle devant une chaine de télé que plus personne ne regarde soit dit en passant, lorsqu'on connait la fâcheuse tendance qu'ont certain médias et ONG à passer la pommade aux mécontents et autres révolutionnaires de salon ? Un besoin de consolation ?
Personnellement, je réprouve totalement cet article 222 du code pénal. Les règles de savoir-vivre en société n’ont pas besoin d’être protégées d’un point de vue pénal. Elles n’ont pas besoin d’être imposées par la force : elles s’imposent elles-mêmes. De même que ne peut être imposée par la force le spectacle d’un non-jeûneur qui se baffre en public devant des milliers de jeûneurs. Ce ”spectacle”, cet état de fait, doit être le résultat d’un consensus entre croyants et non-croyants. Or, ce consensus est loin d’être acquis, surtout pendant la période du Ramadan. Le fait de pénaliser cet actes purement provocateurs est une manière comme une autre de dissuader d’éventuels esprits frondeurs de provoquer gratuitement d’autres esprits plus fermés au dialogue, hélas majoritaires dans notre pays. Elle est peut être radicale mais elle reste un palliatif à une situation hautement explosive. Notre pays est constitué à plus de 50% d'analphabètes, et les enfants ne finissent pas toujours leur scolarité et l'éducation civique fait cruellement défaut. Cet article protège les non-jeuneurs plus qu'il n'incrimine leur rupture ostentatoire, parce qu'il n y a pas plus imprévisible et dangereux qu'un mouvement de foule face à un spectacle de rupture publique du jeune. De ce fait ce n'est plus l'article en soi qui est blâmable, mais les possibles réactions des gens confrontés à un tel "spectacle". Et je peux vous assurer que même si ce foutu article venait à être abrogé; chose qui n'a jamais été faite depuis 1963, année de promulgation du code pénal marocain, parce que la dépénalisation est un concept absent du droit pénal marocain; rien ne protégera les non-jeuneurs des regards désapprobateurs encore plus pénibles qu'une loi jugée liberticide. A moins que ces mêmes non-jeuneurs ne réclament, plus tard, l'incrimination de ces mêmes regards désapprobateurs.
Mais d'un autre côté, je réprouve encore plus ce pseudo-militantisme, cette méthode de contestation prônant la désobéissance civile en vue de faire changer les choses, et je trouve que le fait de s'en enorgueillir est purement puéril. Accomplir des actes publics, aussi non violents soient-ils mais assurément très provocateurs, est un procédé résolument archaïque et improductif. Dès lors, les pseudo-revendications du mouvement de "Lalla W'Mali" n'auront alors aucun impact positif, mais elles soulèveront inexorablement la colère et l'opposition des masses fortement attachées à la morale religieuse.
Et je le dis et je le répète haut et fort : liberté individuelles et libertés de conscience ne veulent pas dire je-m’en-foutisme ni égoïsme. Aller jusqu’à ériger le je-m’en-foutisme en attitude intellectuelle cohérente face à des valeurs et morales sociales, aussi liberticides puissent-elles être jugées par cette minorité, j'avoue que ça me dépasse complètement.
05 décembre 2009
L'anis : protection contre le virus H1N1 ?
Je viens de recevoir un mail me disant que les chinois auraient
découvert une meilleure protection contre le virus H1N1 : un verre
d'anis chaud (et non porté à ébullition)au réveil serait la meilleure
protection contre ce virus, et que la consommation de l'anis est plus
efficace que le tamiflu, selon la revue chinoise "Medical Research".
J'aimerais
bien que des spécialistes en la matière nous confirment les résultats
de cette étude, et j'espère sincèrement que ce n'est pas un canular
destiné à relancer la commercialisation de l'anis.
05 octobre 2009
Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous
Cet été, un ami français était venu faire du tourisme à Marrakech.
Pendant un trajet en voiture, et tout le long d'une ancienne muraille,
mon ami m'a fait la remarque suivante :
- A quoi peuvent bien servir ces petits trous qu'on peut voir tout au long des vieilles murailles au Maroc ?
Je lui ai répondu :
- Bof, j'en sais trop rien, et puis faut pas en faire tout un gruyère...
Quelques éclats de rire...mais la question subsistait, implacablement, sans réponse.
Alors
à quoi peuvent/pouvaient bien servir ces foutus petits trous qu'on peut
apercevoir le long des anciennes murailles marocaines ?
Quelques mois plus tard, un ami architecte me donna l'explication suivante :
la technique de construction des murailles au Maroc s'appelle le Pisé, système constructif en terre crue.
Les trous correspondent à l'emplacement des troncs d'arbres ou aux pieux qui ont servi pour la conception du mur.
Une fois un niveau fini, on passe au niveau suivant...et donc plus de troncs.
Ces trous ne pouvaient être colmatés avant de monter au niveau supérieur.
Mais
ces trous jouent également plusieurs rôles : en tant que régulateur
thermique,et c'est grâce à eux que les phénomènes de dilatation sont
régis. Les petits trous font donc office de joints de dilatation. Ils assurent par ailleurs la stabilité de l'ensemble. Enfin,
mais ce n'est pas sûr, ces trous servent à laisser passer les eaux,
aussi bien celles des remontées capillaires que les eaux de pluies.
La
terre avec laquelle sont construites les murailles s'appelle
"lmkhamra", un peu comme la pâte à pain qu'on laisse lever, mais avec
de la chaux toutefois. Et pour le cas de la muraille de Rabat, il y
avait aussi la pierre de Salé concassée (une sorte de poussière).
Nos
ancêtres étaient assez futés : sûrement que la première fois qu'ils ont
essayé une plus grande hauteur, la muraille a du s'effondrer. Du coup
ils ont cherché comment résoudre ce phénomène.
Certains disent
même que ce matériau de construction serait "vivant", en quelque sorte,
et que ces trous lui permettent de "respirer".
03 octobre 2009
Hymen artificiel en vente au Maroc ?
Je viens de lire avec stupéfaction dans certains forums de discussion
que les Chinois (ou les Japonais, info à vérifier) auraient inventé et
commercialisé un hymen artificiel, une sorte de membrane avec une poche
de liquide rouge ressemblant au sang, qui explose lors de rapports
sexuels, et donnant une impression de défloration.
Ce gadget
destiné à jeter de la poudre aux yeux et à établir une virginité
artificielle, pourrait être commercialisé au Maroc ainsi qu'aux autres
pays arabes où la virginité féminine est le "centre" de la question
maritale.
Plutôt que d'inventer ce gadget digne des plus grands
effets spéciaux hollywoodiens, je pense que que nos amis
extrême-orientaux auraient pu penser à commercialiser des cerveaux sous
emballage cellophané dans les rayons surgelés des supermarchés, comme
ça le foutage de gueule aurait été plus "extrême".









